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« Rendez-nous nos Rendez-vous ! La dématérialisation dans le viseur : 23 préfectures devant les tribunaux administratifs.

20 juin 2021 Parce que les portes d’un service public moderne ne sauraient être fermées au public, l’assignation en justice des préfectures imposant illégalement l’usage d’Internet, sans alternative possible pour déposer une demande de titre de séjour, se poursuit. Dix-sept nouvelles préfectures sont visées par des recours déposés dès le 30 juin, en métropole et dans les outre-mer, et le même jour en Ile-de-France des dizaines de personnes étrangères saisissent en leur nom les juridictions pour obtenir un rendez-vous.

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Un appel de « Tous migrants » et du Refuge solidaire de Briançon

la situation à Briançon est alarmante concernant les personnes migrantes, et nous vous demandons d’intervenir auprès des instances publiques et d’agir avec ou sans elles pour que les personnes arrivant épuisées de la montagne soit mises à l’abri et respectées dans leur dignité car les solutions locales et bénévoles ne peuvent pas assumer plus que ce qu’elles font déjà.

– Faites un don à Hello Asso : https://www.helloasso.com/associations/refuges-solidaires/formulaires/1?fbclid=IwAR1WAZY_LK-O-jowCK6iEzFRTNDXxx-JmztXYcrJCfXkMzH0ai0EO_y3n4g)

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Devant les députés, mardi 6 juillet, le secrétaire d’État à l’enfance Adrien Taquet a accepté de muscler son projet de loi sur la protection des enfants, en particulier pour les jeunes majeurs. Une avancée saluée.

La surprise est vite arrivée. Alors que les députés entamaient à peine la discussion du projet de loi relatif à la protection des enfants, mardi 6 juillet, le secrétaire d’État Adrien Taquet a musclé un texte initialement jugé décevant sur tous les bancs.

Ce dernier est intervenu là où plus personne ne l’attendait : la sortie de l’Aide sociale à l’enfance (Ase). Depuis des années, cette question l’oppose à des associations très mobilisées, qui dénoncent le gâchis humain d’une fin de prise en charge trop précoce, très souvent le jour des 18 ans, ce qui aboutit au fait que des jeunes basculent dans la misère et viennent grossir les rangs des sans-abri. Mais jusqu’à présent, le gouvernement opposait une fin de non-recevoir aux demandes d’extension de leur prise en charge jusqu’à 21 ans.

Il semble désormais prêt à lâcher du lest. Par voie d’amendement, il vient d’accéder à cette demande d’extension. Ce n’est pas tout : alors qu’Emmanuel Macron doit préciser dans quelques jours ses arbitrages sur la future garantie jeunes universelle, Adrien Taquet a, là encore, montré sa bonne volonté. Il a annoncé que ce dispositif « sera systématiquement proposé aux jeunes sortant de l’Ase ».

Concrètement, la garantie jeunes est un outil d’insertion jugé efficace : elle permet de mettre le pied à l’étrier à des jeunes qui ne sont ni en emploi ni en formation, et doit être étendue en cette période post-Covid au-delà du public fragile auquel elle est en général destinée.

Par ailleurs le système des contrats jeunes majeurs reste valide. Eux sont de nature différente : spécialement conçus pour ces sortants de l’Ase, ils consistent en un accompagnement éducatif, professionnel et financier, et garantissent, notamment, l’accès à un logement. Leur maintien est essentiel, selon les associations.

Les acteurs de terrain saluent tous des « avancées majeures ». Antoine Dulin, ancien vice-président du Conseil économique, social et environnemental (Cese), veut croire que l’avenir des jeunes placés s’éclaircit. « Certes, on aurait pu rêver d’une prise en charge encore plus longue, jusqu’à l’insertion professionnelle du jeune, mais c’est déjà une avancée énorme », salue-t-il.

Michèle Créoff, ancienne vice-présidente du Conseil national pour la protection de l’enfance (CNPE), qui a beaucoup bataillé sur cette question, se réjouit, elle aussi : « Désormais, les jeunes majeurs disposent d’une base juridique pour faire valoir leurs droits devant les tribunaux. Cela pourrait bien tout changer dans les pratiques. »

Le collectif Cause majeur !, qui regroupe trente associations et des jeunes sortants, fait de son côté valoir l’immensité des besoins. « Chaque jour, nous sommes saisis par des jeunes à qui on signifie la fin de leur prise en charge alors qu’ils n’ont pas fini leurs études », explique ainsi la porte-parole Florine Pruchon. Certains points d’inquiétude persistent néanmoins. « Attention, notamment, aux prises en charge qui seraient morcelées », alerte le collectif, qui rappelle l’importance d’un suivi cohérent et au long cours. La Croix – 8 Juillet 2021

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Avec Fraternité, conte fantastique, créé le 6 juillet à La Fabrica, Caroline Guiela Nguyen signe une pièce d’une puissance rare sur les liens entre les êtres, ciment indispensable à la nature humaine. L’un des temps forts du Festival d’Avignon. du 23 au 26 novembre à Grenoble

Ils sont une poignée de naufragés immobiles sur une planète ralentie par le poids de leur peine. Cinq ans plus tôt, en 2021, lors d’une éclipse de soleil, la moitié de l’humanité s’est mystérieusement volatilisée. Il n’est pas un homme, pas une femme qui n’ait perdu un être cher. Ismène, Sébastien, Candice, Ceylian et leurs compagnons d’infortune se retrouvent, travailleurs ou bénéficiaires, dans un « centre de soin et de consolation » fondé après la catastrophe. Quand la cage de scène s’éclaire, nous les surprenons en pleine effervescence derrière la transparence du rideau. Puis le voile s’écarte, invitant le public à entrer de plain-pied dans ce lieu et dans l’histoire en cours.

Ce jour-là, les protagonistes inaugurent un nouvel équipement : une cabine pour enregistrer des messages destinés aux « absents ». Un isoloir, abri de tous les chagrins et des dernières lueurs d’espoir, où l’on pénétrera, tout au long de la pièce, par un sobre dispositif vidéo.

La première partie de ce spectacle fleuve, d’une durée totale de 3 h 30, ne montre rien d’autre que la vie quotidienne de ce centre, un temps long et nécessaire où l’on s’imprègne des récits de chacun. Leurs cris déchirants ne disent rien d’autre que « j’ai mal ». Dans l’expression de cette insoutenable douleur, ils trouvent toujours une épaule, des bras, des mots qui les empêchent de sombrer.

Que leur reste-t-il sinon cette fraternité offerte sans condition malgré les coups de sang, les errements et les différences ? Les douze personnages, par leurs origines, leurs âges, leurs tempéraments, forment un concentré de l’humanité dans toute sa diversité et ce qui l’unit : cet attachement viscéral à la famille, le petit monde intime qui donne à chacun le tempo de sa vie.

Avec Fraternité, conte fantastique, Caroline Guiela Nguyen s’impose comme une autrice à la densité exceptionnelle. Elle utilise la fiction pour disséquer en profondeur des thèmes universels : la puissance des liens par-delà l’absence et le temps, l’amour, la mémoire, ce fil invisible entre les hommes, cette fraternité qui pourrait assurer leur salut. Puis cette question, qui émerge dans la deuxième partie : à quelles extrémités consentirions-nous pour serrer une dernière fois, même un fragment de seconde, son enfant, son époux, contre soi ?

À travers cette histoire transpirent des drames bien actuels, ceux, en particulier, de ces familles éclatées sur les routes de l’exil, dont les membres restent parfois des années sans nouvelles les uns des autres. Leurs destins, en filigrane, comme ceux des personnes qui, inlassablement, tentent de leur porter secours, ont assurément inspiré la plume de Caroline Guiela Nguyen. Pour la préparation de la pièce, elle et l’équipe pluridisciplinaire de sa compagnie Les Hommes approximatifs ont passé plusieurs semaines en immersion dans des lieux symboliques d’une idée de la fraternité, comme le bureau de rétablissement des liens familiaux de la Croix-Rouge.

Cependant, Fraternité, conte fantastique demeure bien une œuvre d’imagination et c’est bien ce qui en constitue la force. Sans chercher à livrer un quelconque témoignage, elle nous met en présence de sentiments et de valeurs aux fondements de la nature humaine. Cette puissance repose en partie sur la formidable troupe d’acteurs réunie par la metteuse en scène, âgés de 21 à 82 ans, provenant d’horizons multiples. Grâce à un colossal travail d’écriture, elle a taillé sur mesure des dialogues pour chacun des interprètes dans leur propre langue – français, arabe, tamoul, anglais, vietnamien – et celle des autres dans un formidable tissage d’accents et de sonorité, où la traduction aussi est affaire de fraternité.

Parfois, un ange passe parmi eux : un magnifique contre-ténor, de blanc vêtu. Son apparition, la musique et le décor participent de la richesse de cette expérience théâtrale. Dans la boîte noire de la Fabrica, le présent n’a plus cours et le spectateur est littéralement transporté au cœur du conte dans une avalanche d’émotions. On rit, avec une immense tendresse, on frissonne – le slam de Candice avant l’entracte ! – et on pleure, inévitablement. Enfin, on se laisse envelopper par la poésie – une leçon en soi – de ces cœurs humains qui, par leur pulsation, régissent la course de l’univers.

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”Je voulais une chance de vivre” : webinaire sur les mineurs non accompagnés le mercredi 7 avril 2021 de 18H à 19H30 :

Les mineurs étrangers isolés. Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Comment leur assurer un meilleur accompagnement ?

Table ronde animée par Corine Chabaud, grand-reporter à La Vie. Avec Samim, témoin du livre « Je voulais une chance de vivre », récits de mineurs étrangers isolés (L’Atelier 2020), originaire d’Afghanistan, arrivé en France en 2014 à l’âge de 15 ans, Jean-François Roger, directeur du service d’accompagnement des mineurs non-accompagnés (MNA) chez Habitat et Insertion, co-auteur du livre, Isabelle Santiago, députée du Val de Marne, Timothée Maurice, de la fondation Apprentis d’Auteuil, directeur d’une maison d’enfants à caractère social (MECS) et d’un foyer de jeunes travailleurs (FJT) accueillant des MNA dans les Hauts-de-France.

Un partenariat entre les Amis de La Vie, les Editions de l’Atelier et les Apprentis d’Auteuil.
 Je m’inscris en cliquant ici

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Cédric Herrou définitivement relaxé. Le principe de fraternité est consacré!

Le sort judiciaire de Cédric Herrou est désormais scellé, dix mois après la relaxe de ce dernier par la cour d’appel. La Cour de cassation a rejeté, mercredi 31 mars, un pourvoi du parquet général de Lyon, rendant ainsi définitive la relaxe du militant, poursuivi pour avoir convoyé des migrants venus d’Italie et organisé un camp d’accueil en 2016 dans les Alpes-Maritimes.

Pour l’agriculteur de 41 ans, cette décision marque l’aboutissement d’une longue procédure jalonnée de trois procès et d’une saisine du Conseil constitutionnel, qui avait consacré, en 2018, le « principe de fraternité ».

« Cette décision met fin à l’acharnement du parquet à l’encontre de Cédric Herrou et permet de reconnaître enfin de manière définitive que celui-ci n’a fait qu’aider autrui, et que dans notre république la fraternité ne peut pas être un délit », a réagi son avocate, Sabrina Goldman. Le paysan de la vallée de la Roya avait été condamné à une amende en première instance, puis à quatre mois de prison en appel en 2017. A l’occasion d’un premier passage devant la Cour de cassation, M. Herrou et un autre militant, s’estimant victimes d’un « délit de solidarité », avaient saisi le Conseil constitutionnel. Cette démarche avait abouti en juillet 2018 à une décision historique de ce dernier, qui consacrait « la liberté d’aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national ».

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Délit de solidarité : à Montgenèvre, deux maraudeurs en garde à vue

Dans la nuit de samedi 20 mars 2021 à dimanche, lors d’une maraude portant assistance à des personnes exilées en danger dans la montagne, deux personnes ont été arrêtées par la Police aux Frontières et placées en garde à vue.

Ces solidaires, l’un de Tous Migrants, l’autre de la Confédération Paysanne ont été, selon le parquet de Gap,  « interpellées en flagrant délit (…) pour des faits d’aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière ».

Leur garde à vue a duré trente cinq heures, ils n’ont été libérés que lundi.

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Décès de Gérard Thironneau, membre fondateur de notre association

Le Conseil d’Administration de notre association à la douleur de vous annoncer le décès de notre ami Gérard TIRONNEAU.

il avait été un des membres fondateurs de l’association, puis trésorier. Il a aussi animé la commission « emploi-formation » ainsi que la commission « communication ». Il avait mis ses compétences, ses connaissances au service des familles réfugiées que nous avons accueillies sur le secteur de La Tour du Pin et les communes environnantes.

Notre association était présente et active pour entourer Gérard et sa famille lors des funérailles le Lundi 29 mars 2021.