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Biennale « TRACES » 2020

La Biennale Traces a bien démarré avec plus de 350 personnes à la soirée d’ouverture. Merci aux Subs, de leur accueil et de l’organisation, à tous les nombreux partenaires impliqués et bien sûr aux participants et participantes. Toutes les premières soirées étaient également complètes ce week-end. N’oubliez donc pas de réserver lorsque vous souhaitez participer à un rendez vous du réseau Traces, merci !

Cette 2e SEMAINE DE LA BIENNALE TRACES sera marquée par :

– Deux grandes rencontres littéraires : ce soir à La Villa Gillet (Lyon) et samedi à Saint-Étienne, autour d’éditeurs et éditrices, d’écrivaines et écrivains qui interrogent les migrations.

– Un week-end d’hommage à CARTE DE SÉJOUR et RACHID TAHA à Rillieux-la-Pape avec des discussions, concerts, projections, lecture musicales.

– Une grande émission de radio sur les 20 ans de Traces, préparée par Radio Ondaine et Radio Dio et diffusée sur les radios régionales. Enregistrement en direct jeudi avec de nombreux témoins.

En Ardèche sera également enregistrée cette semaine une émission de radio « Femmes, immigration et insertion professionnelle » par Radio M.

– Une visioconférence ce mercredi à 18h sur « La participation des personnes réfugiées », à savoir l’action de faire « avec les réfugiés » plutôt que « pour » les réfugiés, à Clermont-Ferrand. Lien : https://zoom.us/j/92083806286

– De nombreuses autres soirées débats : sur les répercussions du covid (St-Chamond), autour de la mémoire du 17 octobre 61 (Lyon), etc.

– Ainsi que d’autres moments conviviaux tels que le festival « Rencontres sans frontières » (Vernoux en Vivarais), le concert de la Chorale de l’Arc en Ciel International, les soirées théâtre avec les compagnies Waninga et La Nouvelle Fabrique (Villeurbanne) ou à Saint-Marcellin avec Textes en l’air.

– Jusqu’à jeudi, vous pouvez découvrir l’exposition « Images et colonies en France, iconographie et propagande coloniale sur l’Afrique française de 1880 à 1960 » / Groupe de recherche Achac à Saint-Étienne. Il y a aussi d’autres expositions telles que celle de SOS Méditerranée à la Mairie de Grenoble ou « Nous et les Autres » au Musée de la Résistance de Clermont-Ferrand.

– De nombreuses projections telles que les avant-premières « Les Pionniers Africains de Lyon » (Lyon) ou le très beau film « Il Mio Corpo » (Villeurbanne) et deux soirées de courts-métrages à Clermont-Ferrand.

Veuillez trouver ci-après le programme complet et détaillé.

N’hésitez pas à consulter la cartographie des événements de la BIENNALE TRACES :

>>> http://traces-migrations.org/2020/09/11/biennale2020-programme/ <<<

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30 septembre: nous avons accueilli les marcheurs sans-papiers à Fitilieu

mercredi30 septembre, un groupe de notre association, et d’autres sympathisants, avec le soutien de la Municipalité de Les Abrets en Dauphiné, avons accueilli le groupe de marcheurs partis de Grenoble mardi matin.

Cette belle histoire en quelques photos…

Quelques témoignages:
« Nous avons accueilli Ousman, un jeune homme de 31 ans, originaire du Mali, de Bamako. ça s’est très bien passé. Nous avons échangé sur la route du retour, peu le soir, car il était fatigué et suivait le Ramadan. Mais nous avons pris le petit-déjeuner ensemble. un moment convivial, même si tout a été très vite. » Christèle
« J’ai croisé des personnes étonnantes, des belles personnes. Ces rencontres m’ont interrogée, remuée, bouleversée. Leur souvenir va nourrir ma réflexion pour un bon moment… » (Bernadette)
« J’ai eu beaucoup d’émotions à accueillir ce beau quatuor malien. Leur amitié et leur gaieté nous donnent une belle leçon de vie. Ravie aussi d’avoir rencontré votre équipe. » (Brigitte)
« 

« je voulais juste dire que l’accueil improvisé de Kande et Sissoko mercredi soir a été une fois de plus, une richesse. Nous avons pu échanger au moment du déjeuner. Kande m’a appris que lui en fait était régularisé » par le patronat » : après avoir travaillé et été exploité 10 ans dans différents boulots, il a pu obtenir ses papiers grâce à son travail. Je n’ai pas eu le temps de plus creuser avec lui sur la démarche exacte, toujours est-il qu’il a ses papiers, un CDI un appartement, et qu’il est venu soutenir ses amis jusqu’à Lyon il repart dimanche puisqu’il travaille à Paris. Le temps que je finisse mon déjeuner Sissoko avait déjà fait toute la vaisselle!Dans la voiture ils m’ont dit qu’ils ne savaient pas si Macron allait donner les papiers quand ils allaient arriver à Paris… Je leur ai dit que ce n’était pas si simple que ça mais que c’est en tout cas une belle démarche. » (Praline)

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19 septembre – 17 octobre 2020: Marche nationale des Sans-Papiers

A l’appel de 19 collectifs de Sans-Papiers, de la Marche des Solidarités, des Etats Généraux des Migrations et de plus de 200 organisations, dont notre association, des Sans-Papiers marcheront à partir du 19 septembre des quatre coins du pays pour atteindre Paris en une grande manifestation le samedi 17 octobre.

 On marche vers l’Elysée !

Acte 1 : Le 30 mai des milliers de Sans-Papiers et de soutiens ont bravé l’interdiction de manifester à Paris et dans plusieurs autres villes.

Dans les jours et les semaines qui ont suivi des dizaines de milliers de personnes ont manifesté contre le racisme et les violences policières.

Acte 2 : Le 20 juin des dizaines de milliers de Sans-Papiers et soutiens ont manifesté à Paris, Marseille, Lyon, Lille, Rennes, Montpellier, Strasbourg et dans de nombreuses autres villes.

Mais Macron n’a eu aucun mot pour les « premierEs de corvée », aucun mot pour les Sans-Papiers, exploitéEs dans les pires des conditions ou perdant leur emploi sans chômage partiel, retenuEs dans les CRA, vivant à la rue ou dans des hébergements souvent précaires et insalubres. Aucun mot pour les jeunes migrantEs isoléEs. Il n’a eu aucun mot contre le racisme, aucun mot pour les victimes des violences policières.

Nous disons qu’une société qui refuse l’égalité des droits aux prétextes de la nationalité, l’origine, la couleur de peau sera de plus en plus gangrénée par le racisme et les violences d’Etat.

Nous disons qu’une société qui accepte l’inégalité des droits, la surexploitation, la répression, l’enfermement, l’expulsion des Sans-Papiers au nom de la crise, sera désarmée face à toutes les attaques sociales.

 Alors nous organisons l’Acte 3 des Sans-Papiers.

En septembre des Sans-Papiers et des soutiens partiront de Marseille, de Rennes, de Toulouse, de Lille, de Strasbourg, Montpellier, Bayonne, Grenoble, Le Havre… de tous nos quartiers, de toutes nos communes et traverseront le pays.

Ces marches convergeront le 17 octobre à Paris pour aller vers l’Elysée.

Parce qu’il s’agit de liberté et de solidarité, nous manifesterons le 17 octobre en hommage à toutes les victimes du colonialisme, du racisme et des violences de la police, en hommage à toutes les victimes des politiques anti-migratoires et des contrôles au faciès.

Parce qu’il s’agit tout simplement d’égalité nous manifesterons pour imposer enfin la régularisation de touTes les Sans-Papiers, la fermeture des centres de rétention et le logement pour touTEs.

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11 Octobre 2020 à Val de Virieu: Théâtre « Des histoires en mémoire » ….Une belle réussite!

Merci à Christèle, à Aminata et à toute l’équipe du collectif Grain de sable. Et merci à la municipalité de Val-de-Virieu qui nous a accueilli.
La représentation du 11 Octobre a été magnifique. Des moments d’émotion très forts. De beaux textes.
La séance a fait le plein: 75 spectateurs, soit le maximum accepté dans ces conditions « COVID »
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Pour moi la représentation d’hier a été de grande qualité, sur le fond, sur la forme.
Forte émotion tout le long du spectacle.
Et échanges sympathiques en fin de spectacle.

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La boucle d’accueil « Welcome » est en place à La Tour du Pin

Nous vous en avions parlé pendant la dernière assemblée générale du 15 février 2020: Une boucle d’accueil de demandeurs d’asile s’est mise en place.
6 familles de La Tour du Pin, Sainte-Blandine, et Cessieu se relaient pour héberger à tour de rôle des demandeurs d’asile qui n’ont pas d’abri pérenne sur Grenoble. 2 accompagnateurs font le lien entre la personne accueillie et les familles.
Ces demandeurs d’asile sont identifiées par JRS (Jesuit Refugiee Service) en lien avec le Secours Catholique de Grenoble.
La boucle a déjà accueilli 2 jeunes:
Thierry, arrivé du Cameroun, qui est resté un mois avant de se voir proposer un hébergement en ATSA (Accueil Temporaire des Sans Abris) à Seyssinet Parisey;
puis Lamine, mineur arrivant de Guinée, qui est resté près de deux mois avant d’intégrer une formation en CAP en internat à Saint-Jean de Bournay.
Nous devrions pouvoir accueillir un nouvel « invité » en Septembre.

lire ci-dessous l’article du Dauphiné Libéré consacré à cette boucle:

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Près de 80 millions de réfugiés et déplacés dans le monde en 2019, en cinq graphiques

Le Monde – Publié le 18 juin 2020

Les chiffres du Haut-Commissariat aux réfugiés montrent qu’au cours de la dernière décennie le nombre de personnes déracinées par les conflits et les persécutions a presque doublé. Plus de la moitié des personnes déplacées en 2019 sont restées dans leur propre pays. Elles ont fui un conflit tout en restant à l’intérieur des frontières de leur pays. 5 graphiques très lisibles!

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La France ne peut se dérober à ses responsabilités en Méditerranée.

(La Croix, Mercredi 24 juin 2020)

La France a vocation à être exemplaire dans la définition et l’application d’une politique migratoire généreuse. Or, depuis une vingtaine d’années, les gouvernements successifs ont échoué à déployer une stratégie conforme à l’idéal d’une nation ouverte et humaniste.

Historiquement, la France est un formidable creuset migratoire. On ne compte plus les communautés d’étrangers, parmi lesquels les Italiens, qui ont fait ce pays.

Géographiquement, disposant d’un territoire à la densité de population plus faible que celle de ses voisins du G7 (l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie), la France compte de nombreuses contrées en quête d’une revitalisation démographique.

Philosophiquement, la France se revendique comme le berceau des Lumières, prônant un universalisme et un humanisme qui, greffés dans le socle civilisationnel judéo-chrétien, amènent vers le respect et l’accueil de l’étranger.

Diplomatiquement, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, la France est très tournée vers les grandes questions géopolitiques de l’époque, dont le défi migratoire planétaire.

La France ressemble donc bien au portrait-robot de la nation ayant vocation à devenir exemplaire et innovante dans sa politique d’accueil.

Pourtant, on le sait, la réalité est bien moins idyllique. Il est triste de lire que le plus grand regret politique de l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing est d’avoir accordé le regroupement familial aux immigrés de façon inconditionnelle…

Il est surtout désolant de constater que la France peine à déployer les moyens nécessaires pour trouver une solution durable au drame des réfugiés africains et asiatiques amassés tout autour du littoral de Calais, le long du boulevard périphérique nord parisien, ou à la frontière avec l’Italie.

Devenus chroniques, des brasiers humanitaires aussi insupportables renforcent l’impression que les gouvernements français de ces vingt dernières années ont parfois dévoyé leurs valeurs républicaines en se fabriquant de faux alibis. Sans cesse relancé et tournant bien souvent en rond, le débat sur l’opportunité ou pas d’avoir des quotas de migrants a pu ressembler à un écran de fumée.

Pourtant, par exemple, en commençant à répondre à l’appel de la communauté de Sant’Egidio pour ouvrir des corridors aériens humanitaires à partir des camps de réfugiés syriens au Liban, la France a déjà prouvé qu’elle peut être efficace et pragmatique, si elle le veut.

Aujourd’hui, le président Emmanuel Macron sait que son ambition de relancer la construction européenne est vouée à l’échec s’il ne prend pas à bras-le-corps l’urgence humanitaire en Méditerranée. Urgence, d’ailleurs, à l’origine de tant de crispations entre Paris et Rome.

Certes, la montée constante de l’extrême droite et des populismes a certainement conditionné la politique migratoire des gouvernements français de ces vingt dernières années. Mais pour autant, la peur d’être soi-même, à savoir une nation ouverte et humaniste, n’a jamais vaincu la xénophobie.

La France est attendue par ses voisins sur ce front où se joue l’honneur de l’Union européenne. Avec une certitude à la clé : la tentation de se dérober à ses responsabilités en Méditerranée est pour la France l’ennemi le plus sournois à vaincre. Sans tarder.

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vu du Portugal: Régularisation temporaire pour les immigrés

À l’abri d’une décision exceptionnelle, les immigrés ayant déjà entamé les démarches de régularisation avant la crise sanitaire bénéficient d’une régularisation temporaire.
(Marie-Line Darc – La Croix du 4/5/2020)

Braier est en télétravail pendant le confinement. Ce jeune Brésilien, ingénieur en informatique, a, dit-il, la chance d’avoir un « chez-lui ». Arrivé au Portugal en février 2019, Braier a entamé aussitôt les démarches pour la régularisation de sa situation car il avait déjà un emploi. S’en est suivie une difficile bataille pour obtenir un numéro de sécurité sociale, bien que lui-même et son employeur cotisent.

Son dossier pour l’obtention de l’autorisation de résidence a fini par être bouclé. Il ne lui manquait plus que la dernière étape, obtenir l’accord final du service d’immigration (SEF). « C’est un peu curieux. Je ne suis ni légal, ni illégal. Mais je ne peux pas prendre le risque de sortir du Portugal pour aller voir ma famille au Brésil. Ils pourraient ne pas me laisser rentrer. » Le jeune homme se félicite de la décision des autorités portugaises, qui permet aux immigrés de bénéficier des aides sociales ou financières mises en place pour faire face à l’épidémie de coronavirus.

Même constat pour Camila Grimaldi. « Je travaillais dans une agence d’événementiels. Mais tout s’est arrêté avec l’épidémie. La mesure de régularisation me permet d’actionner les aides pour les travailleurs indépendants bien que je sois étrangère », explique cette autre jeune Brésilienne, étudiante en master d’art à la faculté de Lisbonne. L’arrêté ouvre l’accès aux compensations financières en cas de perte d’emploi ou de garde d’enfants en raison de la fermeture des écoles, mais également aux allocations de chômage et à la couverture sociale.

La démarche est saluée par les associations d’aide aux immigrés. « Elle permet d’intégrer une population d’habitude oubliée dans le discours politique. C’est une attitude unique en Europe. Mais nous ne pouvons oublier que la mesure est limitée dans le temps », dit Cynthia de Paula, présidente de l’association Casa do Brasil. Les Brésiliens constituent la première communauté étrangère au Portugal. Ils sont souvent employés dans les commerces et les services, dans le tourisme.

D’autres communautés sont moins visibles, comme celles des travailleurs agricoles dans le centre et le sud du Pays, parmi lesquelles des cas de Covid-19 ont été identifiés. Les ONG et les associations auraient aimé une extension de la mesure de régularisation à tous, même s’ils sont au tout début de leur démarche. « La mesure répare une sorte d’injustice. En 2018, l’État a engrangé 750 millions d’euros de cotisations sociales de la part des immigrés, mais ne leur en a redistribué que 96 millions d’euros aux titres des allocations sociales », explique Aurélie Rosado, juriste, qui travaille à l’association Renovar a Mouraria. Sauf décision contraire d’ici là, le décret du 27 mars 2020 sera caduc au 30 juin 2020. Il faudra ensuite reprendre le cours chaotique de la demande de régularisation.