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« J’appelle les communes à accueillir des réfugiés Afghans » A. Gastaldello, Maire des Abrets.

Dans une prise de position forte et courageuse, Alain Gastaldello, Maire de Les Abrets en Dauphiné, s’engage à accueillir une ou deux familles de réfugiés fuyant l’Afghanistan aux mains des Talibans.

Notre association a pris contact avec le Maire pour lui dire notre soutien, et nous mettre à sa disposition pour accompagner cet accueil.

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De nombreux maires socialistes et écologistes ont annoncé ouvrir leurs bras aux réfugiés afghans

Lyon, Besançon, Tour, Strasbourg, Poitiers… De nombreux maires socialistes et écologistes ont annoncé ouvrir leurs bras aux réfugiés afghans, au vu de la situation en Afghanistan depuis l’arrivée au pouvoir des talibans. « Un devoir d’humanité », c’est ce qui revient dans leurs messages sur les réseaux sociaux. Tous interpellent Emmanuel Macron, critiqué après sa prise de parole sur les « flux migratoires irréguliers ».

« C’est un devoir en tant que maire, c’est un devoir pour la France », confie par exemple à franceinfo Éric Piolle, le maire Europe-écologie-les Verts (EELV) de Grenoble et candidat à la primaire du parti. « Grenoble a cette tradition, nous avions accueilli les Chiliens, les Arméniens il y a à peu près un siècle. Là nous sommes en train d’étudier, avec les bailleurs sociaux, avec les services de la ville, quels moyens physiques peuvent être mis au service de cela. »

Même son de cloche à Marseille. Le maire socialiste Benoît Payan estime dans un tweet que « l’histoire de Marseille se confond avec celle des persécutés ». C’est pourquoi il assure que les personnes qui viennent « de Kaboul où d’ailleurs » auront « toujours une place » dans la ville qu’il dirige.

« On a déjà accueilli des Kurdes, qui sont très bien intégrés. Lors de la dernière guerre, on a accueilli des Syriens », rappelle pour sa part à franceinfo Olivier Bianchi, le maire socialiste de Clermont-Ferrand. « Les mairies, les collectivités locales ont montré et montrent dans les crises que traverse notre société, qu’elles soient sanitaires, sociales ou internationales, que nous sommes aussi des terrains d’engagement. On dit à l’État ‘vous pouvez compter sur les communes’, pour certains d’entre nous, on est en capacité de rendre possible cet accueil, donc on prend notre part. »

« On a toujours été une terre d’asile, donc on ne peut pas avoir que des mots, il faut aussi des actes. »Olivier Bianchi, maire socialiste de Clermont-Ferrand

La maire EELV de Strasbourg, Jeanne Barseghian, met en avant une « longue tradition de ville hospitalière », aujourd’hui « prête à accueillir les Afghans et Afghanes qui cherchent refuge en France et arriveront sur notre sol ». Grégory Doucet, le maire écologiste de Lyon, assure pour sa part que sa commune « répondra au devoir d’humanité de la France ». On retrouve aussi ce discours chez les maires de Tours, Laval, Nancy, Rouen.

Une réponse aux déclarations d’Emmanuel Macron

Tous ces élus critiquent les propos d’Emmanuel Macron, qui a déclaré vouloir porter une initiative européenne visant à se « protéger des flux migratoires irréguliers importants », qui « nourrissent les trafics de toute nature ». « Les annonces faites montrent que le pays est très très peu ouvert », a réagi sur franceinfo Anne Vignot, maire EELV de Besançon. L’élue considère que jusqu’à présent, la France n’en fait pas assez pour aider la population afghane. « On n’a pas le droit de laisser et de mettre en danger ces gens, qui ne demandent qu’une seule chose, c’est de vivre normalement », a-t-elle déclaré.

Anne Vignot a déjà quelques pistes pour héberger les Afghans qui arriveraient en France : « Si ce sont des artistes par exemple, on a la possibilité de les loger dans des résidences d’artistes. Pour les familles, nous avons des logements sociaux. »

France Info 17 août 2021

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conférence « Un toit pour tous »: Utiliser les transitions urbaines : une solution adaptée pour loger les plus vulnérables ?

En 2020, selon l’estimation de la Fondation Abbé Pierre, 300 000 hommes, femmes et enfants sont privés de domicile en France. Leur nombre a doublé depuis la dernière enquête officielle Insee de 2012. Ce phénomène d’ampleur, enjeu majeur pour nos sociétés, va immanquablement s’accentuer avec la crise sanitaire et sociale actuelle. Sur Grenoble Alpes Métropole, une Nuit de la Solidarité, réalisée le 30 janvier 2019, estimait à minima que 1757 personnes étaient privées de domicile personnel. Aujourd’hui comme hier, le défi qui consiste à loger les plus vulnérables est essentiel. Seul le développement d’une offre de logement abordable à bas-loyer permettrait d’apporter une réponse structurelle en offrant des solutions dignes et durables pour enrayer le sans-abrisme à long terme.   Toutefois, face à l’urgence et aux graves conséquences qu’entraine la privation de domicile sur les conditions de vie des personnes, des réponses publiques, reposant sur l’existant,  se développent par ailleurs. Ce 12-14 souhaite ainsi s’intéresser aux formes d’habitat intercalaire qui consistent à mobiliser des terrains ou des locaux inoccupés dans le cadre d’une transition urbaine, pour y héberger ou pour y loger temporairement des personnes vulnérables le temps de la réhabilitation des bâtiments.     Quels sont les enjeux de l’habitat intercalaire au regard de l’action publique ? Constitue-t-il une solution adaptée pour loger les plus vulnérables ?     Ce 12-14 propose un temps d’échange pour :   – Rendre visible et comprendre les solutions d’habitat intercalaire existantes pour répondre aux situations de privation de domicile – Identifier et mieux comprendre la place de cet outil au sein des politiques d’urbanisme et de lutte contre le sans-abrisme – Rendre compte de l’impact de ces projets sur les personnes
 

Invités au débat :   
GIE Ville Autrement – William Lafond – Utilisation des lieux et temps de transformation à des fins d’hébergement-logement pour les publics vulnérables – quelle vision à long terme ? – comment cela fonctionne (enjeux freins et leviers -montage de projet – dynamique partenariale) ?
Grenoble Alpes Métropole – Aurélie Duffey – Inscription des outils de l’habitat intercalaire au sein des politiques publiques de l’habitat et du foncier – Présentation des réponses existantes et mobilisée par l’action publique
Apardap – Monique Vuaillat – La place des acteurs associatifs dans ces projets – l’exemple du projet de l’Abbaye sur Grenoble
GIE Ville autrement – Méline Revellin – Dynamique partenariale et impact sur les personnes hébergées ou logées – Retour d’expériences des projets développés par le GIE Ville Autrement      
  Inscription au 12/14 du 14 septembre

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« Rendez-nous nos Rendez-vous ! La dématérialisation dans le viseur : 23 préfectures devant les tribunaux administratifs.

20 juin 2021 Parce que les portes d’un service public moderne ne sauraient être fermées au public, l’assignation en justice des préfectures imposant illégalement l’usage d’Internet, sans alternative possible pour déposer une demande de titre de séjour, se poursuit. Dix-sept nouvelles préfectures sont visées par des recours déposés dès le 30 juin, en métropole et dans les outre-mer, et le même jour en Ile-de-France des dizaines de personnes étrangères saisissent en leur nom les juridictions pour obtenir un rendez-vous.

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Un appel de « Tous migrants » et du Refuge solidaire de Briançon

la situation à Briançon est alarmante concernant les personnes migrantes, et nous vous demandons d’intervenir auprès des instances publiques et d’agir avec ou sans elles pour que les personnes arrivant épuisées de la montagne soit mises à l’abri et respectées dans leur dignité car les solutions locales et bénévoles ne peuvent pas assumer plus que ce qu’elles font déjà.

– Faites un don à Hello Asso : https://www.helloasso.com/associations/refuges-solidaires/formulaires/1?fbclid=IwAR1WAZY_LK-O-jowCK6iEzFRTNDXxx-JmztXYcrJCfXkMzH0ai0EO_y3n4g)

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Devant les députés, mardi 6 juillet, le secrétaire d’État à l’enfance Adrien Taquet a accepté de muscler son projet de loi sur la protection des enfants, en particulier pour les jeunes majeurs. Une avancée saluée.

La surprise est vite arrivée. Alors que les députés entamaient à peine la discussion du projet de loi relatif à la protection des enfants, mardi 6 juillet, le secrétaire d’État Adrien Taquet a musclé un texte initialement jugé décevant sur tous les bancs.

Ce dernier est intervenu là où plus personne ne l’attendait : la sortie de l’Aide sociale à l’enfance (Ase). Depuis des années, cette question l’oppose à des associations très mobilisées, qui dénoncent le gâchis humain d’une fin de prise en charge trop précoce, très souvent le jour des 18 ans, ce qui aboutit au fait que des jeunes basculent dans la misère et viennent grossir les rangs des sans-abri. Mais jusqu’à présent, le gouvernement opposait une fin de non-recevoir aux demandes d’extension de leur prise en charge jusqu’à 21 ans.

Il semble désormais prêt à lâcher du lest. Par voie d’amendement, il vient d’accéder à cette demande d’extension. Ce n’est pas tout : alors qu’Emmanuel Macron doit préciser dans quelques jours ses arbitrages sur la future garantie jeunes universelle, Adrien Taquet a, là encore, montré sa bonne volonté. Il a annoncé que ce dispositif « sera systématiquement proposé aux jeunes sortant de l’Ase ».

Concrètement, la garantie jeunes est un outil d’insertion jugé efficace : elle permet de mettre le pied à l’étrier à des jeunes qui ne sont ni en emploi ni en formation, et doit être étendue en cette période post-Covid au-delà du public fragile auquel elle est en général destinée.

Par ailleurs le système des contrats jeunes majeurs reste valide. Eux sont de nature différente : spécialement conçus pour ces sortants de l’Ase, ils consistent en un accompagnement éducatif, professionnel et financier, et garantissent, notamment, l’accès à un logement. Leur maintien est essentiel, selon les associations.

Les acteurs de terrain saluent tous des « avancées majeures ». Antoine Dulin, ancien vice-président du Conseil économique, social et environnemental (Cese), veut croire que l’avenir des jeunes placés s’éclaircit. « Certes, on aurait pu rêver d’une prise en charge encore plus longue, jusqu’à l’insertion professionnelle du jeune, mais c’est déjà une avancée énorme », salue-t-il.

Michèle Créoff, ancienne vice-présidente du Conseil national pour la protection de l’enfance (CNPE), qui a beaucoup bataillé sur cette question, se réjouit, elle aussi : « Désormais, les jeunes majeurs disposent d’une base juridique pour faire valoir leurs droits devant les tribunaux. Cela pourrait bien tout changer dans les pratiques. »

Le collectif Cause majeur !, qui regroupe trente associations et des jeunes sortants, fait de son côté valoir l’immensité des besoins. « Chaque jour, nous sommes saisis par des jeunes à qui on signifie la fin de leur prise en charge alors qu’ils n’ont pas fini leurs études », explique ainsi la porte-parole Florine Pruchon. Certains points d’inquiétude persistent néanmoins. « Attention, notamment, aux prises en charge qui seraient morcelées », alerte le collectif, qui rappelle l’importance d’un suivi cohérent et au long cours. La Croix – 8 Juillet 2021

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Avec Fraternité, conte fantastique, créé le 6 juillet à La Fabrica, Caroline Guiela Nguyen signe une pièce d’une puissance rare sur les liens entre les êtres, ciment indispensable à la nature humaine. L’un des temps forts du Festival d’Avignon. du 23 au 26 novembre à Grenoble

Ils sont une poignée de naufragés immobiles sur une planète ralentie par le poids de leur peine. Cinq ans plus tôt, en 2021, lors d’une éclipse de soleil, la moitié de l’humanité s’est mystérieusement volatilisée. Il n’est pas un homme, pas une femme qui n’ait perdu un être cher. Ismène, Sébastien, Candice, Ceylian et leurs compagnons d’infortune se retrouvent, travailleurs ou bénéficiaires, dans un « centre de soin et de consolation » fondé après la catastrophe. Quand la cage de scène s’éclaire, nous les surprenons en pleine effervescence derrière la transparence du rideau. Puis le voile s’écarte, invitant le public à entrer de plain-pied dans ce lieu et dans l’histoire en cours.

Ce jour-là, les protagonistes inaugurent un nouvel équipement : une cabine pour enregistrer des messages destinés aux « absents ». Un isoloir, abri de tous les chagrins et des dernières lueurs d’espoir, où l’on pénétrera, tout au long de la pièce, par un sobre dispositif vidéo.

La première partie de ce spectacle fleuve, d’une durée totale de 3 h 30, ne montre rien d’autre que la vie quotidienne de ce centre, un temps long et nécessaire où l’on s’imprègne des récits de chacun. Leurs cris déchirants ne disent rien d’autre que « j’ai mal ». Dans l’expression de cette insoutenable douleur, ils trouvent toujours une épaule, des bras, des mots qui les empêchent de sombrer.

Que leur reste-t-il sinon cette fraternité offerte sans condition malgré les coups de sang, les errements et les différences ? Les douze personnages, par leurs origines, leurs âges, leurs tempéraments, forment un concentré de l’humanité dans toute sa diversité et ce qui l’unit : cet attachement viscéral à la famille, le petit monde intime qui donne à chacun le tempo de sa vie.

Avec Fraternité, conte fantastique, Caroline Guiela Nguyen s’impose comme une autrice à la densité exceptionnelle. Elle utilise la fiction pour disséquer en profondeur des thèmes universels : la puissance des liens par-delà l’absence et le temps, l’amour, la mémoire, ce fil invisible entre les hommes, cette fraternité qui pourrait assurer leur salut. Puis cette question, qui émerge dans la deuxième partie : à quelles extrémités consentirions-nous pour serrer une dernière fois, même un fragment de seconde, son enfant, son époux, contre soi ?

À travers cette histoire transpirent des drames bien actuels, ceux, en particulier, de ces familles éclatées sur les routes de l’exil, dont les membres restent parfois des années sans nouvelles les uns des autres. Leurs destins, en filigrane, comme ceux des personnes qui, inlassablement, tentent de leur porter secours, ont assurément inspiré la plume de Caroline Guiela Nguyen. Pour la préparation de la pièce, elle et l’équipe pluridisciplinaire de sa compagnie Les Hommes approximatifs ont passé plusieurs semaines en immersion dans des lieux symboliques d’une idée de la fraternité, comme le bureau de rétablissement des liens familiaux de la Croix-Rouge.

Cependant, Fraternité, conte fantastique demeure bien une œuvre d’imagination et c’est bien ce qui en constitue la force. Sans chercher à livrer un quelconque témoignage, elle nous met en présence de sentiments et de valeurs aux fondements de la nature humaine. Cette puissance repose en partie sur la formidable troupe d’acteurs réunie par la metteuse en scène, âgés de 21 à 82 ans, provenant d’horizons multiples. Grâce à un colossal travail d’écriture, elle a taillé sur mesure des dialogues pour chacun des interprètes dans leur propre langue – français, arabe, tamoul, anglais, vietnamien – et celle des autres dans un formidable tissage d’accents et de sonorité, où la traduction aussi est affaire de fraternité.

Parfois, un ange passe parmi eux : un magnifique contre-ténor, de blanc vêtu. Son apparition, la musique et le décor participent de la richesse de cette expérience théâtrale. Dans la boîte noire de la Fabrica, le présent n’a plus cours et le spectateur est littéralement transporté au cœur du conte dans une avalanche d’émotions. On rit, avec une immense tendresse, on frissonne – le slam de Candice avant l’entracte ! – et on pleure, inévitablement. Enfin, on se laisse envelopper par la poésie – une leçon en soi – de ces cœurs humains qui, par leur pulsation, régissent la course de l’univers.

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”Je voulais une chance de vivre” : webinaire sur les mineurs non accompagnés le mercredi 7 avril 2021 de 18H à 19H30 :

Les mineurs étrangers isolés. Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Comment leur assurer un meilleur accompagnement ?

Table ronde animée par Corine Chabaud, grand-reporter à La Vie. Avec Samim, témoin du livre « Je voulais une chance de vivre », récits de mineurs étrangers isolés (L’Atelier 2020), originaire d’Afghanistan, arrivé en France en 2014 à l’âge de 15 ans, Jean-François Roger, directeur du service d’accompagnement des mineurs non-accompagnés (MNA) chez Habitat et Insertion, co-auteur du livre, Isabelle Santiago, députée du Val de Marne, Timothée Maurice, de la fondation Apprentis d’Auteuil, directeur d’une maison d’enfants à caractère social (MECS) et d’un foyer de jeunes travailleurs (FJT) accueillant des MNA dans les Hauts-de-France.

Un partenariat entre les Amis de La Vie, les Editions de l’Atelier et les Apprentis d’Auteuil.
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