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Voulez-vous aider une famille Nigérianne, soutenue depuis 2 ans par Michelle et Philippe?

Happy Uwabor le papa, Blessing (on dit aussi Blessy) la maman, leurs deux garçons Andréa (4 ans) et Adonis (2ans),originaires du Nigéria , que Michelle et Philippe ont accueillis d’août 2020 à juin 2021 chez eux, à La Verpillère, ont été ensuite hébergés au Centre d’Accueil de Demandeurs d’Asile (CADA) de Cusset dans l’Allier, près de Vichy, où ils se sont bien adaptés.
Mais, à l’été 2021 ils ont reçu un avis défavorable de l’OFPRA (Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides), et l’appel de cette décision a été tout aussi négatif. Ils ont dû quitter le CADA.
Des amis ont mis à leur disposition un petit appartement dans le bourg de St Gervais d’Auvergne (Puy-de-Dôme), dans les collines des Combrailles entre Riom et Montluçon.

Pour soutenir cette famille, et contribuer à leur hébergement, une collecte a été lancée. Cela a permis de payer les 2 premiers loyers de 200 euros ( sept  offert , oct , nov réglés ), d’envoyer de quoi vivre à Blessy et Happy et leurs enfants, et d’avoir de quoi tout régler en novembre.
Le besoin total est de: 200 € de loyer + 140 d’électricité+ 25€ de gaz +250€ pour les couches,  alimentation, santé …soit 615 euros par mois.
pour participer, vous pouvez libeller vos chèques à l’ordre du MRAP, et les envoyer à l’adresse suivante:
Michelle et Philippe Maître, 4 RUE CUENOT – 38300 Bourgoin-Jallieu.
(Ceci donne droit à 70% de réduction  d impôts) .

Un rappel des circonstances qui ont amené Michelle et Philippe à les héberger avec leur petit garçon, âgé alors de deux ans et demi, Andréa:

Notre grande amie Françoise, qu’une brutale (mais pas « longue ») maladie nous a ravie depuis, nous a appelés ce mémorable soir de fin août: « Je n’ai toujours aucun lieu pour eux… » Cela faisait trois jours que Françoise et l’assistante sociale de l’hôpital, et Michelle aussi cherchaient en vain. Nous les avons d’abord abrités pour la nuit dans notre caravane, restée devant la maison au retour des vacances. Lorsque, en septembre, notre chambre d’amis fut libre et les nuits plus fraîches, ayant fait connaissance, nous les avons installés à la maison. Nous avons appris qu’ils avaient déjà dormi deux semaines dans les jardins publics de Grenoble, et Blessy, avant que Happy parvienne à les rejoindre, deux nuits à Perrache avec Andréa si petit. 

D’emblée, nous avons décidé de les aider sans conditions, hormis leur correction envers nous, qui fut toujours totale. Nous savions qu’il s’agissait d’un parcours incertain, sans garantie de limite dans le temps, dans le degré d’implication, ni dans le succès de la demande d’asile. Mais le lien qui s’est noué nous a fait envisager cela non comme un risque, mais comme la succession des gestes accomplis de bon cœur envers des personnes devenues proches. La naissance d’Adonis pendant leur séjour chez nous n’a fait que renforcer ce lien. Et, bien que nous nous interrogions sur le fait pour eux d’avoir d’autres enfants dans leur condition précaire, nous ne nous permettons que de leur donner notre avis, sans plus interférer dans leur vie. Aider quelqu’un ne donne aucun droit sur lui; cela  nous semble essentiel. Malgré parfois d’inévitables difficultés gérées au jour le jour, nous avons partagé, notre fils Thibaud et nous, beaucoup de moments de joie avec eux.

 Durant cet été 2021 ils ont reçu un avis défavorable de l’OFPRA (Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides), et l’appel de cette décision a été tout aussi négatif. L’assistante sociale du CADA de Cusset, très investie, les avait mis en lien avec une avocate spécialisée pour demandeurs d’asile originaires du Nigeria. Elles étaient toutes deux optimistes, compte tenu de leurs expériences et du vécu très douloureux en particulier de la maman. La déception a été immense.

L’assistante sociale avait monté divers dossiers auprès de la Préfecture de l’Allier pour des hébergements temporaires, mais pour la première fois de ses six ans de travail au CADA elle n’a pas eu de solution au moment du départ de la famille: nouvelle politique de la Préfecture et structures d’accueil saturées. Cette nouvelle épreuve a révolté le papa et a mis à néant la joie habituelle de la maman. Nous étions auprès d’eux dans cette période de sortie du CADA fin août. Nous avions pensé à deux solutions d’hébergement de secours qui sont tombées à l’eau. Avec désormais deux enfants et bientôt trois, il serait trop fatiguant pour nous de les héberger de nouveau. D’ailleurs ils ne nous le demandent pas, et il est souhaitable qu’ils développent leur autonomie vis à vis de nous. Fort heureusement des copains ont mis à leur disposition un petit appartement dans le bourg de St Gervais d’Auvergne (Puy-de-Dôme), dans les collines des Combrailles entre Riom et Montluçon. L’isolement du village a beaucoup inquiété les parents, à juste titre car les moyens de transport manquent, mais peu à peu des solutions apparaissent, grâce aux solidarités individuelles et collectives.
Après plusieurs jours de travail du papa et de Philippe, le jardin à défricher et à sécuriser pour les petits, l’eau à rétablir, l’électricité avec Enedis (très réactifs), le logement à désencombrer de matériaux de chantier, Happy et Blessy ont retrouvé un peu de moral grâce aussi à la joie des enfants et à la solidarité des voisins, l’aide des services sociaux et des associations (basées à 20 km), les aides alimentaires ponctuelles du CCAS, une aide du Conseil Départemental pour régler les frais de cantine scolaire d’Andréa (en grande maternelle à St Gervais).

Grâce à toutes ces mains tendues, grâce en particulier à Bernardin le propriétaire de leur logement, à sa sœur Solange qui nous a mis en relation avec lui, à l’effort consenti en urgence par  Solange et son mari Jean-Louis, pour les travaux urgents sur le toit, la famille Uwabor dispose d’un logement très correct où la vie s’organise peu à peu. Deux familles leur rendent des services au village, mais l’une d’elles n’est présente que l’été. L’autre est composée de.Sybille et ses deux enfants; elle véhicule Happy pour l’aide alimentaire des associations et invite les enfants qui jouent avec sa fille de l’âge d’Andréa. Andréa va l’école depuis deux ans. Il va bien, travaille bien et parle de mieux en mieux français et anglais. Il a été le premier à aimer sa nouvelle maison. Adonis est en pleine forme, très souriant et plein d’énergie. 

Maintenant nous devons en appeler à votre solidarité, car cette famille n’a plus droit à l’allocation des demandeurs d’asile; seules la santé et la scolarité sont prises en compte. Happy et Blessing n’ont officiellement pas le droit de travailler, et leur localisation à la campagne complique leur recherche d’activité contre rétribution. Leurs efforts pour parler français peuvent s’avérer encore insuffisants pour une recherche de travail, les coupures dans les diverses formations, dues au COVID, n’ont pas favorisé les choses.Fort heureusement ils ont la possibilité d’avancer grâce à une salarié de la médiathèque de St Gervais, formée à cet effet. 

Des copains d’Annonay nous ont fait partager leur expérience. Chaque fois qu’une famille sort sans solution du CADA, un collectif de solidarité est créé, soit 15 collectifs pour une ville de 16000 habitants!  Ces collectifs soutiennent financièrement les familles pour le loyer, l’alimentation, aident les parents à trouver des petits boulots, organisent des temps festifs et prennent toutes les décisions avec la famille.

Nous avons donc décidé de vous faire appel afin de créer un collectif autour de la famille UWABOR.  La famille que nous soutenons vit à plus de 2h 1/2 de Bourgoin. Mais on pourrait organiser des rencontres avec le collectif afin que le lien ne soit pas seulement matériel. Nous pouvons bien-sûr aussi vous envoyer régulièrement des nouvelles, ainsi que l état de la situation financière. Il serait aussi intéressant que nous nous rencontrions quelquefois afin de bénéficier de vos propositions et de votre soutien.

Le collectif de nos copains d’Annonay est soutenu par le MRAP de Lyon (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), dont je fais partie depuis longtemps. Le MRAP apporte un soutien juridique à la famille, et organisationnel au collectif. Il reçoit les dons et les reverse au collectif. D’autres associations font aussi ce travail, mais nos copains étant très positifs au sujet de leur collaboration avec ce Mouvement, il nous paraît pertinent de suivre leur avis.Deux familles leur rendent des services au village, mais l’une d’elles n’est présente que l’été.

Andréa va l’école depuis deux ans. Il va bien, travaille bien et parle de mieux en mieux français et anglais. Il a été le premier à aimer sa nouvelle maison. Adonis est en pleine forme, très souriant et plein d’énergie. 

Le frère de Happy, sa belle-soeur et leurs deux enfants, dont un nouveau né, sont dans la même situation juridique. Ils vivent au Cada de La Verpillère jusqu’au 15 octobre. Les deux foyers sont très proches. Espérons que leur assistante sociale leur trouvera une solution d’hébergement! Des copains ont déjà proposé leur aide pour Happy et Blessy nous les remercions beaucoup. Depuis que nous n’avons plus l’assistante sociale du CADA, nous ressentons tous les deux un besoin de soutien, même si la collaboration avec les services du Conseil Départemental s’annonce très bonne.

De ces propositions ont débouché quelques questions:
pour combien de temps s’engage-t-on? Quand il y aura 5 ans qu’ils seront en France, soit dans 3 ans, ils pourront refaire une demande d’asile à l’OFPRA. (Selon l’AS de leur secteur, qui a consulté la CIMADE, la naissance d’une petite fille pourrait aussi favoriser l’obtention de leurs papiers. A confirmer)-O.Q.T.F. ?  (obligation de quitter le territoire français)A ce jour ils ne l’ont pas reçue, sans doute parce que des procédures engagées par l’assistante sociale du CADA sont en cours. Compte-tenu d’un parcours que nous n’allons pas détailler ici, il est évident qu’ils ne veulent pas retourner au Nigeria. Pays très peuplé et riche, en particulier de pétrole, où règne la corruption, le proxénétisme, la violence et l’impunité jusqu’au sommet de l’Etat. « Je désespère de mon pays » analyse  Happy, commentant le secours que trouvent ses dirigeants corrompus, en Angleterre notamment. Lorsqu’une personnalité en qui il avait espéré émerge, cela finit toujours par un assassinat…
Quelle somme est nécessaire?Notre estimation actuelle est de 500 Euros/mois, pour l’alimentation, l’hygiène, l’électricité, le gaz (chauffage électrique à 750 m d’altitude) et les transports; le propriétaire, qui n’a rien demandé pour le premier mois, a fixé le loyer à partir d’octobre à 200 Euros.
Ont-ils le droit de travailler?
Ils peuvent peut-être trouver des petits boulots par exemple en agriculture, mais la saison ne s’y prête pas.Ils bénéficient encore pour quelque temps de la carte illico pour le train: Happy peut donc vous donner un coup de main avec beaucoup d’adresse et de savoir faire pour divers travaux manuels, et la force de ses muscles. (Entre autres, à Lagos, mégapole nigériane, il a été artisan en huisseries aluminium.)
Happy et Blessing pourront peut-être faire rémunérer leurs services par chèques-emploi-service, ce que nous devrons confirmer au regard des conditions à remplir.-Quelle somme pour chacun des membres du collectif? A quel rythme?Chacun fait ce qu’il peut et ce qu’il souhaite. L’important c’est la régularité; cependant comme certains de nos copains le souhaitent, un don ponctuel est aussi  bienvenu. Si vous connaissez des personnes susceptibles de contribuer à cette solidarité, merci de leur transmettre ce courrier et nos coordonnées.

Afin de faciliter les comptes, comme d’autres collectifs, nous vous proposons de contribuer à partir de 10 Euros/mois. LE MRAP association déclarée d’utilité publique, fait que vos dons seront  déductibles des impôts. En attendant la mise en place de la réception des contributions par le MRAP, merci d’envoyer à notre adresse les chèques libellés à notre nom. (M. Rouchouze, Ph. Maître, 4, rue Lucien Cuénot, 38300 Bourgoin-Jallieu)

Michelle et Philippe

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